Les projecteurs sont aujourd’hui fixés sur Marseille, car cette ville a toujours fasciné par ses couleurs méditerranéennes, son accent chantant, son exubérance, son exagération, aussi bien pour ses prouesses comme pour ses méfaits.

Il est patent aujourd’hui de constater que la violence s’est incrustée de façon durable dans le tissu urbain marseillais, et les communes environnantes ; le nombre de morts (14) depuis le début de l’année lors des « règlements de comptes » recensés, suscite l’effroi et l’indignation des habitants, sans pour autant que le monde politique local ne s’en émeuve davantage.

Mais Marseille n’est pas la seule grande ville marquée par ce phénomène meurtrier de grande ampleur, d’autres le sont, à des degrés moindres certes, mais réels cependant, tels Paris et sa région, Lyon, Lille, Bordeaux, Grenoble pour ne citer que les plus importantes, sans parler de la région Corse, ni de l’Outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane).

Partout, à Marseille notamment, des plans gouvernementaux et préfectoraux mis en place depuis 10 ans pour éradiquer la violence et les trafics ont échoué lamentablement ou lentement au fil du temps. Des associations, de leur côté, comme dans la cité phocéenne, avec « Trop jeune pour mourir » propose des solutions irréalisables, tel un couvre feu dans quatre arrondissements de 21 heures à 6 heures, sachant que le couvre-feu sanitaire instauré en 2020 a été violé en permanence dans le nord de Marseille.

Aujourd’hui, c’est un véritable « Plan Marshall » qui doit être mis en place pour « reconstruire » les villes moralement, socialement, juridiquement, pour s’attaquer résolument aux causes de la criminalité, et en riposte, prendre les mesures qui s’imposent à court et moyen terme dans tous les angles du spectre criminel, à savoir la redéfinition de l’organisation et de l’implantation policière, la conduite améliorée et plus efficace des enquêtes policières, le traitement rapide des affaires par la justice, et l’ensemble doit être complété par un arsenal législatif toiletté comprenant des textes permettant d’appréhender tous les « angles morts » de l’activité criminelle.

La criminalité violente, le narcotrafic, l’économie souterraine, le trafic de stupéfiants et d’armes, le communautarisme radical engendrent un chaos social qui met en péril de plus en plus notre démocratie et gangrène notre jeunesse Il n’est pas trop tard pour réagir si l’on s’en donne les moyens.

Avec l’association que nous sommes en train de créer « Objectif Sécurité », nous dévoilerons dans quelques jours les propositions concrètes que avons élaborées, forts de notre expérience et de notre compétence dans le domaine sécuritaire, de notre connaissance du terrain également, et nous les destinerons prioritairement à la population française, via les médias, car elle est la première affectée par la spirale de la violence et ses conséquences ravageuses, mais nous les transmettrons aussi à nos gouvernants pour les mettre face à leurs responsabilités, en leur proposant notre aide dans la conception de ces mesures.

Claude Dupont

Claude DUPONT

Claude DUPONT

Commissaire divisionnaire honoraire