On nous avait promis l’avènement d’une nouvelle France irréprochable. Qui devait rompre avec un passé politique peuplé de politiciens cacochymes et corrompus par des années de pouvoir inamovibles. Le nouveau pouvoir devait faire table rase de valeurs poussiéreuses et dépassées. Régénéré et incarné par un homme providentiel qui se voulait être la résurrection d’un De gaulle ou d’un nouveau prophète. 

Au lieu de cela nous avons hérité d’un garçon qui n’a de cesse de provoquer et de créer toutes les raisons de la division et du chaos. 

Il se voulait incorruptible et nous avons droit à un président de l’Assemblée national et d’un ministre de la Justice mis en examen. Il se voulait l’homme de l’ordre réinventé, il a nommé comme ministres de l’intérieur des hommes improbables à la vocation sulfureuse. D’abord un vieil homme qui s’est enfui à la manière d’un Louis XVI fuyant la colère populaire, auquel a succédé un ancien joueur de poker complètement hors-sol, pour finir avec un adepte du marchandage sexuel en échange d’interventions inabouties. 

Pour continuer dans la même veine nous voilà affublés d’un ministre de la Justice, qui n’a de ministre que le nom et qui envisage la justice à la seule condition qu’elle soit à sa botte. 

A tort, la colère populaire se dirige vers ces personnalités iconoclastes en oubliant que le véritable responsable de ce désastre n’est autre que le grand maître des horloges, le président lui-même. 

En d’autres temps, un simple doute, ou un péché, même véniel auraient provoqué le départ immédiat de celui ou de celle dont la probité aurait été mise en doute. 

Aujourd’hui, il en va tout autrement, puisque non seulement les coquins restent en place, mais en plus ils occupent les hautes fonctions de la République. Non seulement ils ont été pris en défaut mais voilà qu’à présent ils sont en situation de faire la morale au reste de la population. 

Drôle de révolution que celle du Macronisme qui inverse le sens des valeurs en réprimandant une population ballotée au gré des caprices Élyséens et se permettant tout, absolument tout. 

Car le temps présent nous fait aussi oublier le scandale BENHALLA dont nous verrons peut-être un jour le procès. 

Si la justice est radicale et expéditive pour les plus humbles elle paraît s’attendrir avec nonchalance pour les puissants ou les laquais du pouvoir.  

Sans parler de ces groupes de pressions inattendus qui étaient à deux doigts de contraindre des ministres à mettre un genou à terre. Ainsi en est-il de la famille TRAORE aux antécédents judiciaires longs comme un jour sans pain, qui ose demander la tête de gendarmes au nom d’une justice qu’ils voudraient à leurs bottes. Cela prêterait à sourire s’il ne se trouvaient des politiciens plus prompts à mendier des voix douteuses qu’à défendre l’intérêt général ou la paix publique. 

Que ceux qui soutiennent cette famille habituée à l’argent facile issue de la rapine et de l’extorsion sachent qu’en manifestant à leurs côtés ils ne font que contribuer à l’augmentation du livret d’une nouvelle pasionaria du black power à la française. Comme si la situation en France avait un quelconque rapport avec le combat légitime de la communauté noire Américaine. On a les combats et les symboles que l’on mérite. 

La chose est évidente. Ce que cherche cette famille, n’est pas tant l’expression de la justice, que l’occasion de faire condamner la France à de fortes réparations pécuniaires. Après Louboutin, les dommages et intérêts. 

Et par ailleurs, pas une voix pour évoquer Berthe 91 ans, cambriolée, violée et fracassée jusqu’à la mort, ni Théo 18 ans poignardé sans raison… Nous au moins, avons une pensée pour eux. 

En attendant, notre gouvernement, représenté par des voix d’adolescents mal dégrossis, cherche de nouveau à bâillonner une population à bout de souffle. Gavée de mensonges et de décisions infondées. Pas un jour sans discours alarmistes. Pas une minute sans que des médias vendus aux plus offrants n’offrent une tribune tout acquise à la cause macroniste. 

Et le pire de tout cela réside dans le fait que les organisations politiques, toutes tendances confondues, sont tétanisées par un débat qu’elles ne maîtrisent pas. Effrayés qu’elles sont de se voir accusées de laisser courir un virus tellement opportun. 

En même temps, pourquoi se gêner, sans qu’on ne leur demande rien, un grand nombre de Français, évite leurs voisins comme la peste et se masque sur les plages de France balayées par le vent. Quand le grotesque rencontre la peur tout est possible. 

C’est tellement confortable une population qui se terre et dénonce son prochain avec la bénédiction des plus forts. 

En fait, Macron seul n’est pas responsable. C’est toute une communauté politique qui est coupable d’insuffisance et de lâcheté. 

La France devra-t-elle être définitivement ruinée et démoralisée pour qu’enfin des voix politiques dignes de ce nom se réveillent ? 

Il ne s’agit pas seulement d’une question rhétorique, c’est une réalité. Avec de telles engeances nous courons au chaos. Et d’ailleurs nous y sommes déjà. Pendant que les Français moyens seront pistés à coup de QR code COVID et autres, les délinquants et les déviants s’en donnent toujours à cœur joie. Pas une semaine sans un nouveau règlement de comptes à Marseille, par exemple, ou que les fichés S en herbe poursuivent leur petit bonhomme de chemin. Il paraît que ce serait antidémocratique de les « fliquer ». 

Mon Dieu que ce quinquennat est long…

Jean-Pierre COLOMBIES

Jean-Pierre COLOMBIES

Commandant Divisionnaire Honoraire

Porte parole de l’association de policiers UPNI (Union des policiers Nationaux Indépendants)