Hier soir, une patrouille de la B.A.C a été prise pour cible par des armes automatiques. L’objectif des tireurs ? Bloquer les envahisseurs représentant l’autorité de l’État pour ne pas qu’ils pénètrent sur le territoire annexé par les gangs de délinquants. Dans ces colonnes cela ne nous surprend nullement. Nous avons régulièrement dénoncé la situation que de nombreux territoires de ce pays connaissent. La mise en coupe réglée de cités entières désormais gouvernées par des voyous et des parasites de tous poils. Bien entendu que ce sont de hauts lieux de deal ! Mais cela ne date pas d’hier. Macron et ses thuriféraires feignent la découverte de ce constat comme s’ils venaient d’un royaume étrange où tout se passe bien, où règne la bienveillance généralisée, alors même que ce drôle de président gouverne sans partage depuis plus de quatre ans. Qu’il est supposé ne rien ignorer de ce qui évolue dans ce doux pays des lumières (ou ce qu’il en reste).

Nous pourrions d’ailleurs évoquer, dans le même registre, le réseau des transports franciliens devenu la chasse gardée de bandes de “Rom” toujours plus violents et qui volent et agressent quantité de voyageurs. Mais ça, c’est dans une autre dimension, un autre univers.

Pour revenir aux faits qui se sont déroulés hier soir à Lyon. Nous apprenons avec une surprise non dissimulée que pour rétablir l’ordre dans la cité le gouvernement a décidé d’envoyer… Le RAID ?

Depuis quand cette unité spécialisée dans les interventions que l’on sait, a-t-elle vocation à rétablir l’ordre ? Ce qui, au passage, est de la compétence exclusive de la sécurité publique ! Du Bataclan aux cités de banlieue, le RAID hériterait donc d’un nouveau rôle ? Celui de pompiers de service ?

En même temps, pourquoi ne pas envoyer la Légion étrangère ? Ce ne serait pas plus débile.

Et au fait ? Pourquoi ne pas y envoyer le joujou de Darmanin ? La fameuse super CRS au sujet de laquelle, avouons-le, nous avons écrit quelques lignes un peu… acides. Allez Gérald, un peu de cohérence, et envoi ceux dont c’est le véritable métier. Ah mais j’y pense Lyon est à plus de 300 km de la région parisienne. Suis-je bête.

L’explication de cette situation est toute autre. Et d’une banalité affligeante. Elle est simplement due à une déflation substantielle des effectifs de police engagée il y a une vingtaine d’années sous l’impulsion d’un certain Nicolas SARKOZY condamné à de multiples reprises mais que certains présentent encore comme une sorte de sage d’une droite volontaire et active. Ses deux dernières condamnations se passent de tous commentaires.

En résumé, cette situation est hautement symbolique d’un effondrement de l’autorité de l’État et d’une guerre civile que le président fait semblant d’ignorer. Il est tellement plus simple d’éborgner des manifestants qui portent des gilets jaunes qui, de ce fait, constituent des cibles plus faciles à repérer. Les dealeurs, ce n’est pas aussi simple. Et puis il faudrait encore tant d’autres choses.

L’incompétence de l’équipe gouvernementale est insupportable pour ce pays qui n’en finit pas de compter les crises et l’abandon assumé d’une population livrée à des bandes d’agresseurs.

Nous regrettons qu’il n’y ait pas plus d’actions judiciaires mettant en cause l’incurie de l’État face à ce désintéressement conscient qui répond uniquement à des considérations budgétaires.

À bon entendeur.

Jean-Pierre Colombies

Jean-Pierre COLOMBIES

Jean-Pierre COLOMBIES

Commandant Divisionnaire Honoraire

Porte parole de l’association de policiers UPNI (Union des policiers Nationaux Indépendants)