Certains députés de la République en Marche découvrent avec stupeur et effroi que la politique peut avoir des conséquences violentes et haineuse

Bienvenue dans le monde cruel de la réalité.

Pour rappel, non exhaustif, la politique a souvent eu pour conséquence des actions ou réactions de violences extrêmes. Il est dommage que les politiques actuels aient oublié que la violence anarchiste de la fin du XIX et du début du XXème siècle a été à l’origine d’attentats meurtriers, assassinats de présidents (Sadi Carnot, Paul Doumer) et bombe à l’Assemblée Nationale (09 décembre 1893). Que ceux qui l’ignorent se réfèrent aux ouvrages historiques de base. Ils en seront pleinement éclairés.

Mais pourquoi être à ce point étonné que la tension monte dans notre nation alors même que depuis bientôt cinq ans ce gouvernement, composé d’aveuglés et ce président prenant un plaisir malsain à souffler sur des braises, ne cessent de provoquer une colère populaire ressuscitée des couloirs de l’histoire.

Pourquoi se plaindre sachant que depuis cinq ans Macron a superbement ignoré tous les corps intermédiaires, syndicats et partis politiques, qui pour certains, n’ont eu de cesse de formuler des mises en garde superbement ignorées ?

On ne peut régner en demi-dieu réincarné et s’étonner que le peuple, celui-là même qu’il méprise souverainement, exprime avec violence et haine une frustration piétinée.

La faute incombe également aux partis politiques, de tous bords, tétanisés par les prochaines échéances électorales. Ils n’ont cessé de se taire, effrayés qu’ils sont d’avoir une parole qui pourrait être mal interprétée ou qui pourrait servir de levier au pouvoir en place pour les décrédibiliser. Conséquence ? Un débat démocratique tronqué et laissé en jachère, livré pieds et poings liés aux débats médiocres. Pauvre France.

Autre conséquence, tout aussi déplorable : l’opposition, entretenue avec cynisme par le pouvoir, entre la citoyenneté et les services de sécurité qui se sont écharpés sous l’œil avide des médias lors de l’épisode des Gilets jaunes.

Allez parler de violence politique aux membres des forces de l’ordre caillassés pendant des heures et aux manifestants éborgnés sans raison. La justice tranchera.

Jamais, depuis bien longtemps, la société française n’a été autant fragmentée, dissociée. Hier pour les oppositions de l’entre-deux-guerres (manifestations des Croix de Feu), aujourd’hui pour des pans entiers de la société méprisés, et des politiques sanitaires parfaitement illisibles et incompréhensibles.

Ce pouvoir a totalement perdu pied et poursuit une fuite en avant qui peut nous conduire aux pires affrontements. Emmanuel Macron semble beaucoup s’amuser de cela, inconscient qu’il est, d’avoir à conduire une nation et de ne pas être seulement le porte-drapeau de lobbies ultramondialistes.

Alors oui, la campagne électorale qui s’annonce promet d’être d’une violence rare, et pas seulement dans les mots, mais aussi dans les actes. Notre président jupitérien en portera une grande responsabilité.

Il aura fait le choix de s’entourer d’ectoplasmes politiques d’une médiocrité rarement égalée, de porte-paroles superficiels et inconsistants (Grivaud-Ndiaye-Attal). Il faudra bien qu’il en réponde un jour. Mais en attendant que personne ne s’étonne que des esprits échauffés expriment leur ras-le-bol autrement que par des gesticulations purement virtuelles.

Il n’y a pas à douter qu’il se retranchera encore derrière des forces de sécurité de l’intérieur pour défendre sa boutique. Nonobstant que ces mêmes forces de sécurité aient été trahies par un programme sécuritaire qui va les anéantir inexorablement. Fauvergue aura bien travaillé pour cela, en participant à la liquidation du service public du ministère de l’intérieur. On n’est jamais mieux trahi que par les siens.

Quant à la politique sanitaire, nouvelle formule, elle renouvelle ses nouveaux délires, en ordonnant de se masquer en extérieur et en fliquant toujours plus celles et ceux qui auront le plus respecté les préconisations d’un pseudo conseil scientifique ou de défense. Bienvenue chez les dingos.

Malheureusement, un trop grand nombre courbe encore le dos face aux délires tous azimuts de médecins illuminés qui affichent régulièrement leur air ravi sur toutes les chaines de TV. Mais ne nous y trompons pas, ce cirque doit bien arranger les affaires de quelqu’un.

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas à douter que les jours à venir voient la montée inexorable de toutes sortes de violences. Mais n’est-ce pas ce que voulait notre étrange président ? Il joue à la politique, comme un enfant jouerait à un jeu de société épique, en oubliant que l’enjeu n’est ni plus ni moins que la paix sociale et l’équilibre d’une démocratie, la nôtre.

Mais sait-il au moins de quoi nous parlons ?

Jean-Pierre COLOMBIES

Jean-Pierre COLOMBIES

Commandant Divisionnaire Honoraire

Porte parole de l’association de policiers UPNI (Union des policiers Nationaux Indépendants)