Jour après jour nous nous attendons à de nouvelles annonces du gouvernement qui ne cesse de patauger au milieu de ses incohérences et de ses atermoiements.

Les conséquences d’une telle incurie de gestion n’impactent pas seulement le bon fonctionnement et l’harmonie d’une société qui a perdu tous ses repères, mais malheureusement les plus fragiles d’entre nous. Le terme de fragilité englobe dans le cas présent les personnes aux caractères les plus ébranlés. Cela concerne parfois les plus âgés et les plus isolés d’entre nous, mais aussi, et surtout, des milliers d’enfants dont les conditions de scolarisation sont désormais comparables à des mesures d’incarcération. Contraints de subir les mesures de restrictions les plus aberrantes, et culpabilisés en permanence, accusés qu’ils sont de transmettre le virus dont ils sont porteurs aux plus grands. A plus d’un titre Orwell deviendrait dépassé par notre quotidien Ubuesque et surtout déprimant.

Mais rassurez-vous ce constat assez déprimant ne concerne pas tout le monde.

Bien entendu vous avez relevé l’annonce du départ prochain de l’assemblée Nationale de Jean-Michel Fauvergue. L’homme a annoncé qu’il ne renouvellerait pas son mandat de député de la nation.

Soyons honnête et lucide, du point de vue de la défense des libertés publiques et de la hauteur de vue de la représentativité populaire nous ne perdrons pas grand-chose.

Faux grand policier, faux héros, ce tartuffe, à l’aise dans la Macronie, nous quitte, non pas par la fatigue provoquée par sa mandature, mais plutôt parce qu’il a terminé le boulot qu’il s’était fixé et que le lobby qui le soutenait a finalisé.

En effet, ce type qui aura bouffé à toutes les gamelles d’une république plus que généreuse, aura allègrement scié la branche sur laquelle lui et d’autres se sont assis durant des années.

Il s’agit tout simplement d’avoir assuré, notamment au travers du fameux livre blanc et d’autres réformettes passées inaperçues, la promotion de toutes les boîtes et organismes de sécurités privées de ce pays, désormais pleinement associés aux dispositifs de sécurisation de ce pays.

Si on ajoute à cela la sanctuarisation des polices municipales dans notre paysage policier commun, on aura presque fait le tour de la mission que ce monsieur aura menée à bien. Pas tout seul, soyez sans crainte, car l’homme n’a jamais eu la réputation d’être une fulgurance intellectuelle, il ne faut pas douter que lui et ses copains ont dû, en bien des cas se contenter de recopier les copies des lobbys sous-jacents.

Il part donc, le Pôvre, non pas par lassitude, mais plutôt pour désormais se remplir allègrement les poches.

Exit donc la police nationale et vive les boîtes de vigiles et la police municipale. Bon courage pour les cités qui cumuleront les deux concepts.

Et ensuite, place au show, grâce à l’inénarrable et unique Marlène Schiappa que l’Europe entière nous envie. Elle nous réserve une nouvelle fois, une séance d’exhib médiatique, non pas avec le trublion Hanouna, mais cette fois avec le maître des cuisines franchouillardes, j’ai nommé Cyril Lignac.

Finalement le Job au ministère de l’intérieur ne doit pas être si pénible que cela, et on comprend mieux pourquoi Castaner avait largement le temps de faire frotti-frotta en boîte de nuit après les journées d’émeutes populaires.

Nous avons souvent dénoncé le côté guignolade de ce gouvernement, mais franchement avec eux nous ne sommes jamais déçus.

Les hôpitaux craquent, les cités sont les otages des bandes de voyous, les gamins des écoles sont masqués et sous contrôle permanent (réveillez-vous les parents !), les flics sont utilisés à toutes les sauces, le service public coule lamentablement, mais pas de panique, Jean-Michel Fauvergue aura bien bouffé, et Marlène va nous montrer comment faire des crêpes Suzettes. “Manu” s’apprête à nous taper encore dessus avec son sourire de poupée cynique, mais nous risquons encore de l’accepter avec compréhension et lassitude.

Ce monde est fou, et nous semblons nous y habituer…

Jean-Pierre COLOMBIES

Jean-Pierre COLOMBIES

Commandant Divisionnaire Honoraire

Porte parole de l’association de policiers UPNI (Union des policiers Nationaux Indépendants)