En ce 9 juillet une journée dédiée à la Police Nationale a été instaurée. Se référant au 9 Juillet 1966 qui avait vu la fusion administrative de la Préfecture de Police et de la Sûreté Nationale en une seule et même entité institutionnelle, une « fête » est ainsi décrétée officiellement.                           

Quel bonheur ! Après la note du Ministre de l’Intérieur invitant les chefs de service à organiser des « barbecues » et des événements conviviaux pour recréer du lien dans les commissariats, chaque 9 juillet nous voilà invités à nous congratuler mutuellement. 

Il y a des matins, comme ça, lorsque l’on se réveille, où l’on se demande si les rêves de la nuit n’ont pas du mal à se dissiper dans la réalité du jour. On se pince, on se secoue, mais rien n’y fait, ce n’est pas un rêve ! 

Alors on se remémore les cauchemars de nos nuits précédentes :  les suicides, les assassinats, les agressions, les violences, les outrages, la désespérance, la peur, la déconsidération, le mépris et l’obligation pourtant, après chacun de ces cauchemars, de retrouver la force de les affronter à nouveau. 

Car entre ces rêves et ces cauchemars il y une réalité : cet indéfectible don de soi dont chaque policier est imprégné au plus profond de son engagement, cette volonté d’affronter un réel que personne n’ose reconnaître, cette lucidité dans l’aveuglement, ce courage face au renoncement. 

Pour ma part, le 9 juillet restera le 190ème jour de l’année, le 191ème en cas d’année bissextile….

Maurice SIGNOLET

Maurice SIGNOLET

Maurice SIGNOLET

Commissaire Divisionnaire Honoraire