Objectif sécurité

Les récentes mesures annoncées par le ministre de l’Intérieur visent à instaurer une catégorie spéciale de victimes : les femmes.

Cela relève bien évidemment d’une posture pré-électorale, faite sous la pression des ligues féminines et des théoriciens du genre.

Et cependant, nous sommes tous des victimes, les hommes, les femmes, quel que soit l’âge, le sexe, la couleur de peau, la condition sociale, et à cet égard nous sommes tous égaux devant la Loi.

« Féminicide » est un barbarisme linguistique, inventé depuis peu, qui doit être banni de l’orthographe, car c’est avant tout et simplement un homicide commis contre un être humain, qu’il soit homme ou femme. C’est un terme qui est inconnu du lexique pénal, et les thuriféraires de ce vocable ont du mal à le définir, et notamment compte-tenu du lien existant entre l’auteur et la victime : mari, concubin, ami, compagnon, rencontre d’un soir, client de prostituée, que sais-je encore ?

Être femme, ne change rien quant à la loi pénale, ni aux peines qui s’y attachent. Tuer une femme est puni comme pour un homme de 30 ans de réclusion criminelle, et l’assassiner, c’est-à-dire la tuer avec préméditation, est puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

Cependant, il convient de ne pas se tromper sur les intentions de cet article, car il ne viendrait à l’esprit de personne de penser que les 102 crimes recensés en 2020 (en diminution toutefois de 3% en 2019) ne sont pas la traduction d’une violence abjecte, atroce et inadmissible.

Ces crimes sont d’autant plus répugnants qu’ils nient l’essence même de la femme, cet être de grâce, de beauté, de délicatesse, c’est aussi l’épouse attentionnée, la mère de famille méritante ayant mis au monde quelquefois, difficilement, un ou plusieurs enfants, celle enfin qui se révèle comme le vrai chef de famille en l’absence d’un conjoint trop occupé ou négligent.

Le geste historique française est là pour nous rappeler, si tant est que nous l’ayons oubliée, que la France a survécu de 1914 à 1918 grâce à l’héroïsme des femmes restées au foyer quand tous les hommes vaillants étaient au front et que l’industrie, les manufactures, l’agriculture continuaient pourtant à fonctionner grâce à leurs bras…

Cependant, n’oublions pas non plus, et les policiers le savent mieux que quiconque que la femme est très souvent meurtrière, par jalousie, par cupidité, par vengeance, n’hésitant pas parfois à maltraiter ses enfants avant de les tuer à petit feu. La femme n’échappe pas à cette spirale meurtrière, et parfois même sans accomplir l’acte fatal, elle demeure passive, coauteur et complice, et l’exemple de l’abominable épouse de Michel Fourniret, le tueur en série de petites filles, est là pour nous le rappeler.

En outre, si les médias se déchaînent sur ces affaires et nous renseignent tant et plus sur les circonstances des meurtres de femmes, et leurs circonstances, ces mêmes médias disent très peu de choses sur la personnalité des auteurs des faits. Les statistiques officielles n’en disent guère plus, sinon que 43% des meurtriers sont âgés de 30 à 49 ans. Cependant quand on voit la sauvagerie de tels actes, il est permis de s’interroger, sachant que dans certaines coutumes et religions, les hommes n’ont aucun respect, aucune considération pour les femmes.

Dans un grand nombre d’affaires criminelles, également, dans lesquelles les femmes sont mortes, tuées sous les coups, les stupéfiants et l’alcoolisme occupaient, aussi bien chez la victime que chez l’auteur, une place prépondérante, ce qui donne une connotation particulière à certaines affaires.

Le traitement des plaintes en la matière incombe à la police nationale, plus spécialement à la Sécurité Publique, c’est le portail d’entrée incontournable pour le dépôt d’une plainte, le démarrage d’une enquête policière, la saisine de la justice ; mais parfois aussi, cela se résume à une rédaction de « main courante » qui est le plus souvent privilégiée par la victime plutôt qu’une plainte qui engendre chez elle la crainte de représailles éventuelles.

Dans ses dernières annonces, le ministre ne parle que de la police et de la gendarmerie qui se trouvent une fois de plus à la croisée des chemins dans un ensemble humain regroupant tout un bataillon d’intervenants sociaux, médicaux, éducatifs , souvent parfaitement au courant des violences subies par les femmes, mais cédant à la loi du silence, quand ce ne sont pas des responsables et fonctionnaires publics qui dérogent à leurs devoirs de dénoncer en vertu des dispositions du code de procédure pénale (article 40).

Ainsi, les services de police et de gendarmerie vont devoir désormais accorder un traitement prioritaire pour lesdites plaintes ; déjà au niveau de l’accueil, un traitement discriminatoire a parfois été mis en place dans certains commissariats pour séparer les plaignants… En outre, un officier spécialisé dans le traitement de ces violences sera désigné dans chaque commissariat et brigade, comme il existait déjà des référents de ce type pour les mineurs et les victimes d’atteintes sexuelles. Par ailleurs, des équipes spécialisées dans la lutte contre les violences conjugales seront mises en place rapidement dans chaque département, et l’objectif assigné par le ministre est de faire en sorte que 100% des constatations se transforment en plaintes ou signalements au procureur de la République, ce qui signifie clairement la disparition de la MCI (main courante informatisée) qui avait une très grande utilité.

Par ailleurs, pour compléter cet arsenal, un responsable national sera nommé auprès du DGPN et du DGGN, ainsi que du préfet de police de Paris sur le modèle de ce qui existe en matière de terrorisme et de drogue.

Enfin, pour faire face à cet afflux de procédures judiciaires, le ministre promet, sachant qu’il n’est pas à une promesse près à 8 mois des présidentielles, un recrutement d’officiers de police judiciaire, tâche qui sera très ardue compte tenu de la désaffection croissante pour cette fonction en raison de la complexité croissante des règles procédurales.

Ainsi s’amorce la spécialisation d’un grand nombre d’unités de police, et de gendarmerie, ce qui ne me semble pas être un remède efficace en la matière s’agissant de la Police Nationale, car à force de vouloir trop spécialiser de structures, on diminue l’effectif existant qui doit traiter l’ensemble des autres affaires, et ensuite, la fonction créant l’organe, tout naturellement, le risque est pris de vouloir « étoffer » trop d’affaires judiciaires qui ne le méritent pas, afin de maintenir dans le temps ces unités spécialisées.

Par ailleurs, que deviennent les autres victimes, et comment sont traitées leurs plaintes, subissent-elles un déclassement de plusieurs semaines, de plusieurs mois ? Car la porte -parole du Ministère, Camille Chaize, sur CNews le 3 août, l’a clairement annoncé  » le traitement des plaintes pour violences intraconjugales seront prioritaires, et passeront avant les escroqueries et les cambriolages »…ceci n’est pas acceptable, les victimes de ces faits apprécieront !

En conclusion, Objectif Sécurité s’est donné pour mission de dire la vérité aux françaises et aux français en proposant des mesures efficaces pour ramener la sécurité sur l’ensemble du territoire, quel que soit le lieu d’infraction, et quelle que soit la victime des infractions.

Parmi ces mesures qui prendront corps dans un futur projet de loi d’organisation et de programmation de sécurité intérieure que nous concevrons, et pour rester dans notre sujet, des mesures s’imposent parmi lesquelles :

1- la modernisation de l’accueil des victimes, afin que de façon quotidienne, 7 jours sur 7, et dans chaque commissariat et brigade soient affectés à ces missions des fonctionnaires ayant reçu une formation ad-hoc, c’est-à-dire et avant tout, une qualité d’écoute, une approche psychologique des requérants et enfin une connaissance affirmée des phénomènes délinquantiels et criminels. Cette mission primordiale, à travers laquelle la PN et la GN sont jugées en permanence de façon négative par nos concitoyens, ne doit plus être confiée à des personnels non formés comme des ADS ou des policiers en pré-retraite. Le rôle de la hiérarchie sera d’y veiller en permanence.

2- le renforcement de la formation initiale de chaque policier et gendarme, aussi bien à l’école qu’en stage, mais aussi de manière continue, afin d’élever le niveau des connaissances en doit pénal général, en droit pénal spécial, et en procédure pénale, sera requis, car le policier de Sécurité Publique est avant tout un « généraliste » de la police qui doit posséder un minimum de connaissances de base indispensables pour mener à bien ses missions.

3- et enfin, dans le domaine des violences conjugales, la justice doit jouer son rôle en condamnant fermement les auteurs à des peines d’emprisonnement dissuasives et certaines. Les numéros verts et les bracelets anti-rapprochement ne constituent pas des dispositifs suffisants pour faire comprendre aux meurtriers de femmes et d’enfants qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir, sinon la sanction pénale sera immédiate.

D’autre part, concernant les intervenants sociaux « qui savent », mais ‘ »qui ne disent rien », ils devront être poursuivis et condamnés sur la base des textes répressifs en la matière : non-assistance à personne en danger, non dénonciation de crime ou de tentative de crime.

Dans cet article, certains pourront penser que je suis contre les femmes, ils se trompent, j’y suis au contraire très attaché et je ne veux que leur bonheur, sans pour autant sacrifier à l’hystérie des trompettes de la renommée médiatique actuelle, et au déchaînement irresponsable des mouvements féministes environnants.

En toutes choses, il faut savoir raison garder, et dans le domaine des violences contre les femmes, à vouloir trop en faire, on peut rater l’objectif. La confiance dans les policiers pour traiter ces affaires doit être la règle, ils savent faire, ils ont la compétence et l’expérience pour cela, mais il est nécessaire également que la victime se sente en confiance eu égard à toute la chaîne judiciaire et pénale qui va s’enclencher après sa plainte, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

La femme c’est sacré, c’est le pilier de la famille, l’homme a son rôle à jouer, mais la femme a un statut particulier, elle donne la vie, elle élève et éduque ses enfants, bien souvent seule, et les prépare à leur vie d’adulte. Plus qu’une épouse, plus qu’une compagne, c’est très souvent une conseillère, une muse, une inspiratrice. Sachons la respecter et la faire respecter !

« Le poète a toujours raison, qui voit plus haut que l’horizon,
Et le futur est son royaume,
Face aux autres générations, je déclare avec Aragon,
La femme est l’avenir de l’homme. »

 

(extrait de la chanson de Jean Ferrat)

Claude Dupont

Claude DUPONT

Claude DUPONT

Commissaire divisionnaire honoraire