Les violences à l’encontre des forces de l’ordre ou bien les appels aux meurtres tel qu’« Un policier, une balle » sont trop souvent présentés comme des faits divers ordinaires. Dans le jargon journalistique, juste bon pour un entrefilet dans la rubrique des « chiens écrasés » !

A l’instar, de ce policier lâchement assassiné à Avignon, l’agression sauvage à coup de mortier d’artifice contre les effectifs de la B.A.C. de Bonneuil-sur-Marne a franchi une fois de plus un cran supérieur dans la montée de la violence et de la haine à l’encontre des forces de l’ordre.

Cette volonté́ de « tuer du flic ou tout personnel symbolisant l’État » par des mineurs délinquants réfutant les valeurs de la République est annonciatrice d’une France au bord de l’explosion. Mais, surtout une volonté́ par la racaille d’interdire « l’intrusion » des forces de sécurité́ intérieure dans ces « territoires annexés » par des bandes « ethnico- délinquantes » aussi bien pour faire prospérer des trafics illicites juteux que faire croitre le prosélytisme religieux.

La France, la République sont « les ennemis » à éradiquer de ces territoires en sécession.

Il est patent de constater que ces délinquants se moquent du mode de fonctionnement de notre civilisation, de nos institutions et pire encore l’autorité́ policière et judiciaire n’ont plus aucune emprise sur eux. Quant aux mineurs délinquants, ils se savent protéger par l’immunité pénale, cette faible réponse pénale prise à leur encontre …La prison c’est l’exception, la liberté c’est la règle !!!

La peur légendaire du gendarme ne sévit plus que chez le père de famille lambda au volant de sa voiture !!!!

Après ces vagues de violences contre les dépositaires de l’autorité publique, on pouvait espérer du Ministre de l’intérieur et d’une grande partie de la classe politique que la réponse du régalien ne s’arrêterait pas un simple tweet avec l’indéfectible  phrase que « les coupables seront punis ! »

« Les tweets » montrent l’énorme décalage entre une réalité́ terrifiante et la situation idyllique dépeinte par les diaforus de la bien-pensance ….

La logique d’un état régalien aurait voulu que dès le lendemain une opération d’envergure soit menée dans cette cité pour rétablir l’autorité. Non seulement, pour montrer à la racaille qu’on ne badine pas avec L’État… mais aussi pour porter aide et assistance aux habitants de ce quartier sensible qui sont pris en otage quotidiennement et de surcroît les premières victimes de l’insécurité….

Sous la houlette du ministère de l’Intérieur, le préfet, le Directeur de la sécurité publique auraient dû solliciter le procureur de la République, le juge de la liberté de la Détention pour obtenir des autorisations de contrôle d’identité sur réquisition, d’ouverture de coffres de véhicules, fouilles des parties communes, perquisitions sans assentiments ….

On aurait pu faire appel à des renforts de compagnies de CRS, d’escadrons de gendarmerie, à des chiens renifleurs en explosifs, en armes, en stupéfiants, …

Et le matin à l’aube, le quartier était bouclé, l’opération de police était lancée, la cité ratissée de fond en comble, des portes volaient en éclat, la racaille interpellée et menottée…des armes, de la drogue, des mortiers d’artifices…. auraient été découverts ….des procédures élucidées…. les délinquants déférés….jugés en comparution immédiate….écroués à l’issue de l’audience….

Les outils judiciaires, les moyens en homme, les unités, existent mais nos politiques préfèrent rester à « marche forcée » dans le bluff sécuritaire…et pas besoin de cette course à l’échalote de la surenchère sécuritaire des postulants à la magistrature suprême en brandissant de nouvelles lois ou des propositions électorales qui ne seront jamais tenues comme à l’accoutumée ! … Le code pénal et la code de procédure pénal regorgent d’un arsenal judiciaire qui ne demande qu’à être utilisé…mais pas par une main fébrile…

Les « zones de non-droit » sont devenues des territoires dans lesquelles les missions quotidiennes des forces de l’Ordre ne peuvent s’effectuer qu’avec l’aide de renforts et des véhicules de police prêts à battre en retraite au moindre caillassage.

Et, pas besoin de sonnerie de clairon, la sempiternelle instruction des pouvoirs publics « Surtout pas de vagues » crépite en permanence dans les émetteurs-récepteurs des forces de de l’ordre pour ordonner de prendre la poudre d’escampette.

Les forces de sécurité́ ont dû adapter leurs interventions à la logique commando « On cible l’objectif, on entre en force, on passe à l’action puis on repart » et le reste du temps, on maintient les patrouilles de Police à la lisière du quartier.

Une des pierres angulaires de l’orientation politique sécuritaire doit porter sur la fin de la doctrine d’emploi de la « police de la réactivité » et sur l’impérieuse nécessité de reprendre possession des territoires perdus de la République en réinvestissant les quartiers par une présence permanente des forces de l’ordre (La proximité policière).

Charles PÉGUY nous enseigne que « s’il est méritoire de s’essuyer les pieds avant de franchir le seuil du TEMPLE, il faut tout de même, à un moment, suspendre cet exercice purificatoire, et se décider à entrer. »

A force de lâcheté, de compromis politiques pour acheter la paix publique et les réélections, le chemin pour restaurer l’autorité sera très difficile, violent, de longue haleine, mais si la volonté politique et la répression sont au rendez-vous alors tout est encore possible…avant que la partition des territoires se résument en deux mots : trop tard !

Frank Martin

Frank MARTIN

Frank MARTIN

Directeur de la publication