Tel que des « Fouquier-Tinville », la meute des accusatrices publics vient de lancer une nouvelle pétition ces derniers jours pour demander au Ministre de l’intérieur de recenser les policiers et les gendarmes auteurs de violences conjugales.

Après la polémique des contrôles aux faciès dans laquelle le flic est caricaturé en Dupont-Lajoie, beauf raciste, voilà que les thuriféraires moralistes de la jactense nous ressortent le portrait du Pinot simple flic : « une intelligence bien en dessous de la moyenne, mais avec des éclairs d’imbécillité » !

Incapable de recevoir une femme victime de violences conjugales dans un commissariat et encore moins chevronné pour traiter des procédures judiciaires liées aux violences faites aux femmes….

Cette nouvelle campagne d’opprobre lancée à l’encontre des forces de l’ordre serait justifiée par le rapport d’enquête de l’IGPN, révélée par le canard enchainé, dénonçant une multitude de dysfonctionnement dans l’affaire du meurtre de Chahinez Daoud à Mérignac.

Bien dommage que personne ne dénonce qu’un des vrais problèmes de ces dysfonctionnements est le fait que lorsqu’un policier est interdit de voie publique, la hiérarchie policière a la fâcheuse tendance de l’affecter à la prise de plaintes !

Donc rien d’étonnement que le gardien de la paix ayant pris la plainte de la feue victime, lui-même auteur de violences conjugales, était en fonction à ce poste !

Les sénatrices Laurence Rossignol et Maryvonne Blondin, la député Albane Gaillot, le collectif Abandon de famille-tolérance zéro réclament au sieur Gérard Darmanin de faire comptabiliser les policiers et gendarmes violents envers non seulement leurs conjointes (ou les ex) mais aussi envers leurs collègues féminines.

Nul doute que derrière cette requête zélée, germe la volonté de lancer une nouvelle vague de délations sur les réseaux sociaux du style « Balance ton sale porc de mari de flics » ….

De quoi encore décrédibiliser un peu plus les personnels des forces de l’ordre aux yeux de nos compatriotes !

Mais ces féministes radicales ont oublié un léger détail : en démocratie la culpabilité d’un homme ne se décrète pas sur les réseaux sociaux mais devant les tribunaux ! 

On note au travers de ces mouvements une farouche volonté d’esquiver l’institution judiciaire, l’apport de la preuve, le principe du contradictoire, le procès équitable…

Tout est bon pour faire sauter la présomption d’innocence. La tolérance zéro est requise dans les trémolos de ces inquisitrices pour éradiquer les violences faites aux femmes mais uniquement quand l’infracteur a le profil du « mâle occidental quinquagénaire » ou s’il est flic ou gendarme ! Le reste du temps ces dames sont aux abonnées absentes !!!! La délinquance de masse, les violences gratuites, la culture de l’excuse, le laxisme judiciaire, etc… ne les concernent pas…

À les écouter, seule l’insécurité règne dans les huit clos familiaux, pour le reste ce n’est qu’un fantasme de l’insécurité comme l’a développé le chercheur au CNRS Laurent MUCCHIELLI ou un simple sentiment d’insécurité comme l’affirme le Garde des sceaux !

Plus inquiétant encore sont les prémices se profilant à l’horizon de la fin de ce quinquennat d’imposer une nouvelle structure judiciaire « le tribunal de la violence à l’encontre des femmes ! ». Mais surtout instaurer l’inversion de la charge de la preuve pour que la femme victime de violences conjugales n’ait plus l’obligation de prouver qu’il y a eu une agression.

Il est une certitude que les gesticulations de toute cette bande de faux culs de la tolérance zéro à l’image de clowns qui n’amusent plus personne amplifient la fracture entre les forces de l’ordre et la population.

Qu’il devient difficile d’être flic sous la cinquième république…

 

Frank Martin

Frank MARTIN

Frank MARTIN

Directeur de la publication