Si au moins cet assassin avait été musulman les choses auraient été plus claires et les chaînes d’infos en boucle auraient eu un sujet taillé sur mesure.

Pas de bol, notre incendiaire devenu tueur est tout simplement catholique.

Alors comment expliquer aux téléspectateurs moyens qu’un homme qui a mis le feu à une cathédrale soit encore en liberté, accueilli par une congrégation religieuse et qu’enfin il assassine la main qui le caressait.

L’explication est simple.

Cet homme est tout simplement fou. Absolument, totalement fou. Au sens psychiatrique du terme.

On ne doit pas le confondre avec un dégénéré, abruti de cannabis, qui jette une vieille dame inoffensive par la fenêtre. Dans ce cas on peut effectivement discuter de la notion de discernement altéré quasi volontairement par l’absorption de produits stupéfiants.

Pour ce qui concerne le fait divers du jour, le contexte est différent. Notre suspect paraît, très probablement, atteint de schizophrénie, avec des phases évidentes de décompensations.

Le schéma est classique. Dans un contexte politique explosif, il est plus confortable de déclarer n’importe quoi pour faire le buzz et occuper l’espace de communication on peut s’en donner à cœur joie.

Et ils ne s’en privent pas. Ils n’ont qu’un seul regret. C’est que l’acte ne soit pas un acte terroriste, seulement celui d’un dément.

Et la démence, cela ne se maîtrise pas.

Quoiqu’on en pense cet homme a fait l’objet de décisions ordonnées par le Code de pénal, rien de plus, mais rien de moins non plus.

Il est vain de tenter de faire glisser le débat vers des explications politiques foireuses et contre-productives. Chacun peut y aller de sa théorie mais aucun ne sera en mesure de proposer quoi que ce soit de sérieux.

Il est en revanche regrettable de noter l’absence totale de la seule autorité fondée à faire un exposé cohérent, à savoir, le ministre de la Justice. Où est Éric DUPONT-MORETTI ??

La place du ministre de la Justice est bien celle du pédagogue. Il n’est pas du ressort de Gérald DARMANIN d’aller devant les caméras des médias mainstream, pour faire la leçon à ceux qui ignore les arcanes du monde judiciaire. Une fois de plus cela ajoute encore à la confusion et au mélange des genres. Seulement voilà avec un gouvernement incendiaire on peut s’attendre à tout.

Comment contrôler le suivi sérieux et régulier de la prise d’un traitement ? Sans hospitalisation contraignante il n’y en a aucun.

Et voilà comment on se retrouve à déplorer le meurtre d’un chrétien convaincu que la charité peut supplanter la psychiatrique. Entre foi et naïveté les faits ont répondu par la mort.

L’homme n’a pas tué par haine, mais seulement parce qu’il est fou. Il a mordu la main qui le caressait, non par volonté de s’attaquer à un symbole chrétien, mais plus concrètement parce que dans son cerveau c’est le désordre absolu.

En résumé et pour faire simple. C’est dans un hôpital que se trouvait sa place, pas dans un monastère !

Jean-Pierre COLOMBIES

Jean-Pierre COLOMBIES

Commandant Divisionnaire Honoraire

Porte parole de l’association de policiers UPNI (Union des policiers Nationaux Indépendants)