Capture d’écran du compte Facebook de la Préfecture de police des Bouches-du-Rhône

Jusqu’où iront-ils ?

Ces temps derniers, les petits caïds des banlieues, qui prospèrent grâce à leur trafic très juteux de stupéfiants, ne manquent pas d’ingéniosité et de savoir-faire pour contrecarrer le travail des policiers en patrouille.

C’est ainsi qu’à Cavaillon, où ne l’on produit pas que du melon, mais où ce délicieux fruit a été remplacé par le cannabis, la cocaïne, et autres substances vénéneuses, des dos-d’âne insolites, réalisés en béton armé par de vrais « pros », ont été installés par les racailles de la cité du Docteur Aymé en pleine nuit.

Le même phénomène s’est produit fin mai dans la cité de La Castellane -15ème arrondissement- haut-lieu des trafics en tous genres, où les successeurs de Zinedine Zidane, natif de ce coin romantique, n’ont pas été en reste, puisqu’ils ont construit un véritable mur à trois côtés, en parpaings, pour pouvoir « œuvrer » tranquillement et faire échec aux « keufs » comme ils disent.

Ces « ouvrages d’art » ont été démolis aussitôt, aussi bien à Avignon qu’à Marseille, et dans ce dernier lieu la préfète de police, en tenue s’il vous plait, a assisté en personne à l’opération de destruction. Si cela ne réduit guère les activités des dealers et trafiquants de tout poil, cela participe tout au moins d’une bonne « opération de com » pour la préfecture de police….

J’espère que cette autorité qui a mis en place la stratégie du « pilonnage » dans chacune des cités gangrenées par la drogue et l’économie souterraine aura à cœur, de réduire les nombreux check-points constitués de barrières, de poubelles, de containers et autres objets, mis en place par les racailles pour préserver leur repaire des incursions policières, tout en empoisonnant chaque jour davantage la vie de centaines de familles, d’enfants et de personnes âgées. Ces quartiers, et ces cités, seuls endroits en France où règne l’ordre, celui qui est imposé chaque jour par des individus désirant une tranquillité absolue pour travailler sereinement dans le trafic….

Et toutes les initiatives policières et préfectorales pour combattre cet état de fait, ne sont que des roses, et comme le dit si bien le poète, François De Malherbe « Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin » …

Enfin, pour conclure, et au risque d’être traité de factieux, de fanatique, et d’exalté, m’exposant une fois de plus à recevoir des lettres de mises en garde signées par des hiérarques fantoches, je voudrais proposer aux pouvoirs publics que ces individus soient employés de manière autoritaire, sous la garde de militaires, à satisfaire les offres d’emploi non pourvues dans le bâtiment et les travaux publics, puisqu’apparemment ils disposent d’un certain savoir-faire.

Et puis, s’il le faut, recréons les Ateliers Nationaux, éphémères dans le temps, chers à Louis Blanc en 1848, afin de remettre dans le droit chemin ces jeunes gens aux fins d’effectuer des tâches d’intérêt général. Souvenons-nous aussi, en ce jour anniversaire du 6 juin de la Libération du territoire français par les armées alliées, des prisonniers qui partaient déminer les plages du débarquement en 1945 pour tenter de racheter leurs conduites, et les vaillants harkis sur lesquels nous pouvions compter dans les années 70 à 90 pour débroussailler nos forêts.

Le travail ne manque pas, seule la volonté et la détermination politique font défaut.

Claude Dupont

Commissaire divisionnaire honoraire

6 juin 2021

mur drogue

Cavaillon. Drogue : des dealers coulent d’imposants dos d’âne pour ralentir les descentes de police

Quatre imposants ralentisseurs ont été coulés par des trafiquants de la cité du Dr Ayme à Cavaillon, dans le Vaucluse. Une première en France, reflet de l’appropriation croissante de certains quartiers par des réseaux de trafic de plus en plus structurés.

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