• D’abord, les chiffres de son propre ministère sont mauvais :

– Premier semestre 2021, 350.000 agressions de tout type ; 10% de plus qu’aux mêmes mois de 2019, déjà très hauts (oublions 2020 et ses confinements),

– France rurale et périrurbaine, premier semestre aussi, 110.000 actes de « violences aux per­sonnes », + 22% sur 2019 (± 90.000),

– France métropolitaine, homicides, 600+ au 1e semestre 2021 ; homicides PLUS tentatives, mêmes mois, ± 2.200, + 12% sur 2019.

  • Ensuite les sondages, pas meilleurs : 78% des Français se défient du gouvernement en ma­tière de délinquance, 64% d’entre eux pensent qu' »on ne se sent en sécurité nulle part ». 
  • Enfin, même les médias bien dociles, même la gauche – même le placide M Castex, s’émeu­vent sérieusement :

– Rennes, municipalité écolo+PS produit un rapport sur l’insécurité, dénoncant les vagues de « jeunes étrangers en errance »,

– Le prudent Figaro s’affole d’une « flambée spectaculaire de la violence »,

– L’aimable Provence (pour la Macronie) dénonce « l’incroyable série, une dizaine de fusil­lades mortelles en un mois… » « violence inouïe » de tueurs, en un « effroyable engrenage »,

Libération même, saint-Graal de la culture de l’excuse, dépeint « À Marseille, un début d’été meurtrier »,

– En tournée-showbiz vers Saint-Dizier, M. Castex lance que 120 délits en un an dans un vil­lage « c’est inadmissible » – on ne le lui fait pas dire.

Pendant ce temps-là, hors quelques propos éthérés, M. Darmanin a disparu. L’usuel voyage marseillais post-tuerie ? Nenni, ses opérateurs locaux en sont à proférer de pénibles sottises. Son directeur interrégional de la PJ pinaille entre « flambée » et « explosion » homicide ; refuse de « compter les points » (ce pourquoi on le paie), concluant, piteux, que « le monde du crime n’est pas stagnant ». En fait, ce DIPJ est le pur spectateur du chaos des tueries, comme ses prédecesseurs depuis 50 ans. La préfète de police des Bouches-du-Rhône, elle, « prend du recul » et déplore la « focalisation médiatique ».

Tout ceci, en juillet, mois où l’on constate que dans les zones hors-contrôle du pays, l’effet Darmanin tend vers zéro :

MARSEILLE et sa guerre des gangs « tout le monde a peur dans les quartiers ». En plein car­nage, une jeune fille de 17 ans prend trois balles dans la tête ; ailleurs dans la ville, les habi­tants « excédés par les prostituées, bloquent de nuit les trottoirs »

BORDEAUX (près d’un campement nomade) « Tirs de gros calibre : on entend siffler les balles » ; Au nord, le « campement de Cracovie » accueille des centaines de « Bulgares » et de « Roumains » (lire : nomades), en guerre contre les bandes du coupe-gorge voisin des Aubiers. À Bordeaux-Maritime (en plein été !) « les éboueurs agressés et menacés n’entrent plus ».

ROUBAIX (Hou-hou, Darmanin…) « La rénovation urbaine bute sur le trafic de drogues ». À no­ter que ce ministre dit combattre un trafic de cannabis qui n’a jamais été aussi florissant : « 200.000 employés en France », établit L’Express.

TOULON Dans les zones hors-contrôle « Des tirs de mortier, j’en entends toutes les nuits »,

CREIL : « Les agressions se multiplient contre les chauffeurs de bus »,

PARIS XIXe « L’enfer du crack », les riverains excédés traquent des centaines de zom­bies toxi­comanes, hantant impunément les lieux depuis vingt ans et plus,

WATTRELOS « Des habitants dénoncent leur calvaire » – la drogue et les racailles, bien sûr,

LOIRE-ATLANTIQUE « multiplication par deux des tentatives d’homicide ».

Dans les zones hors-contrôle en général : destruction des vidéo-surveillances gênant les nar­cos ; affichage de photos des policiers du lieu, de leurs plaques d’immatriculation ; de leurs adresses et téléphones parfois.

De leur côté, que font les bandits – sans trop s’inquiéter non plus de la com’ du ministre ?

  • ILS S’ENTRETUENT hier comme aujourd’hui, pour contrôler les supermarchés de la drogue, règlements de comptes, etc. (fusillades meurtrières de juillet : Grenoble & alentours… Corse… Cholet… La favela criminelle de Marseille bien sûr… Essonne… Roubaix… Lyon… Be­sançon…) ; plus, si besoin, enlèvements, séquestrations violentes ou lynchages.
  • ÉMEUTES anti-forces de l’ordre – mortiers, cocktails-Molotov, etc. « Forte augmentation des agressions de gendarmes »… Commissariats attaqués, policiers et pompiers ciblés. En juillet : Région parisienne…Nice… Brest… Limoges… Lyon… Cambrai… Les Sables d’Olonne…
  • PRÉDATIONS CRIMINELLES – Dans les fêtes juvéniles post-COVID du printemps, les racailles lynchent et pillent. Petits ou grands, les braquages perdurent, du bureau de tabac à la bijou­terie de luxe (tout récemment, à 800 m. du ministère de l’Intérieur…).

Les « Mineurs non-accompagnés » (d’usage, de jeunes adultes chassant en meute), pillent et agressent, de Lille à la Côte d’Azur.

Enchantée du climat d’impunité, la criminalité étrangère rapplique : Péruviens, nomades bal­kaniques, Géorgiens, Moldaves…

La prostitution des mineures s’aggrave,

Les vols de bateaux de plaisance explosent dans les ports (preque jamais retrouvés),

Les vols-violence des montres de luxe se multiplient en région parisienne,

Nomades divers : permanence des vols de cuivre sur les réseaux-télécom et des braquages à domicile de gens âgés,

Enfin, cette criminalité meurtrière occultée : le trafic et usage meurtrier des faux permis de conduire – ± 770.000 circulent fin 2020. En 2019 (dernière année fiable) ± 3.250 acci­dents mortels sur les routes. Pour la Sécurité routière, ± 5% d’entre eux sont commis par des por­teurs de faux permis, etc. : 3 morts par semaine, en 2019.

Telle est la sécurité de la France, sous M. Darmanin.

Fact-checkers ! Preuves, faits, données, etc., sur demande.

Xavier RAUFER

Xavier RAUFER

Criminologue

Enseignant et Écrivain