On vit une époque formidable ! Nous sommes submergés par des vagues migratoires incontrôlables, chaque jour nous sommes confrontés à des faits de violences, d’agressions, de trafics en tous genres, le fameux « vivre ensemble » tant vanté se révèle un enfer pour ceux qui ont l’honnêteté intellectuelle de l’apprécier dans sa réalité, et une poignée de censeurs, d’oulémas aveuglés par un dogme plus proche de l’onanisme philosophique que du rationalisme cartésien, viennent nous faire la leçon !

Il est vrai qu’après un parcours de vie où « l’autre » m’apparaissait comme « mon semblable », où l’on ne doutait pas un seul instant de la juxtaposition des mœurs et des lois dans un même élan de citoyenneté, je ne pensais pas qu’un jour nous en arriverions là.

Mais voilà, c’était sans compter sur la disruption évolutionniste que nous connaissons aujourd’hui. Millénaire après millénaire, siècle après siècle, en s’imposant une exacte parité conceptuelle entre le domestique et le spirituel, entre l’outil et l’existentiel, l’Homme avait pu se façonner un destin, en se forçant à mêler transcendance et matérialisme et à en maîtriser les contours par une éthique émanant soit du sacré soit de la morale sociale.

Le 21ème siècle va balayer irrémédiablement cette parité pour y subroger la disparité progressiste effrénée, caractérisée par, très contradictoirement, la dictature du « moi » et une appréhension spatiale sans limites. L’alliance de l’infiniment petit et de l’infiniment grand sans palier de compréhension, d’assimilation ni de corrélation. En clair l’univers avant le « big bang », Neandertal avant Homo sapiens !

Plus aucune éthique, plus aucune morale ne saurait arrêter aujourd’hui les transgressions de quelque nature que ce soit, rejetant toute idée d’appréhension collective, de normalisation selon des curseurs d’appréciation communs, le groupe apparaissant comme aliénant et non plus comme une assurance de sûreté.

Nous pourrions considérer cela comme une résurgence de la barbarie, mais cette barbarie se nommera un jour civilisation, car toute civilisation nouvelle est dite barbare par ceux qui voient la leur s’effondrer.

L’action de ces ONG contre les « contrôles au faciès »

Ressort de cette dynamique disruptive, comme le sont les « avancées » sociétales diverses et variées que nous connaissons et qui bien souvent nient les limites des lois naturelles, les évolutions pénales vers une légitimation de la délinquance comme la dissolution de l’autorité assimilée à un insupportable arbitraire.

Doit-on nous résigner comme le préconise Michel Onfray à « sombrer avec élégance », ou doit-on, enfin, reprendre le cours de notre destin comme l’on fait nos illustres prédécesseurs en des temps tout aussi incertains ?

Le chemin est pourtant simple et peut se résumer en une seule orientation : « ce qui n’est pas utile à l’essaim n’est pas utile à l’abeille » ( Montesquieu).

Combattons l’extravagance, l’étrangeté, pour reconstruire une Nation en qui chacun puisse, par sa contribution personnelle, en enrichir le patrimoine commun et non l’inverse.

Redécouvrons la légitimité de la discrimination, celle que préconisait Athéna la déesse de la sagesse qui en montrant de son doigt céleste « la borne » à l’entrée du Parthénon indiquait les limites qu’imposaient l’appartenance au monde grec.

Et puis, pour donner un caractère un plus joyeux à mes propos et pour illustrer ce que ces ONG veulent dénoncer je ferai référence à ce merveilleux film des années 60 : « les vieux de la vielle » avec Jean Gabin, Noël Noël et Pierre Fresnay. Ce dernier en conflit avec un chauffeur de bus a cette extraordinaire réplique, pleine de ce bon sens qui nous fait tant défaut aujourd’hui :

« Quand on a une tête de canard, des ailes de canard et des pattes de canard…

c’est qu’on est un canard » !

Maurice SIGNOLET

Maurice SIGNOLET

Maurice SIGNOLET

Commissaire Divisionnaire Honoraire

Les Vieux De La Vieille ( 1960)