Cette ville s’est toujours montrée rebelle vis-à-vis du pouvoir central, elle a même été débaptisée durant un mois, pendant la Révolution, en 1794 , devenant « Marseille, Ville sans nom » , afin de  punir l’insurrection fédéraliste marseillaise contre le pouvoir jacobin en place.

Déjà Louis XIV , en 1660, avait fait tourner les canons du fort Saint Jean vers la Ville, non pas pour se protéger des incursions étrangères, mais pour mater les éventuelles révoltes phocéennes.

Aujourd’hui Marseille n’est plus rebelle, elle est sinistrée, elle a même perdu l’emblème de son fier blason, ce n’est plus « Actibus immensis urbs fulget Massiliensis » soit en gaulois :  » La ville de Marseille resplendit par ses hauts faits », non Marseille désormais ne brille plus que par ses méfaits…

Des méfaits et des turpitudes en tout genre perpétrés par la classe politique depuis 70 ans, Marseille ayant subi une gestion calamiteuse de la Gauche, puis celle désastreuse de la Droite, c’est-à-dire un seul et même programme se résumant ainsi : Corruption – Clientélisme – Criminalité (les trois C), puis a laissé la place l’année dernière à un ensemble hybride composé de gauchistes, de socialistes, de communistes, d’écologistes et surtout d’islamo-gauchistes, mais le triptyque des 3 C n’a pas disparu, il s’est même renforcé.

Depuis un an, ce « Printemps marseillais  » qui a perdu rapidement sa floraison, s’est contenté de gérer les affaires courantes, et  son premier fait de gloire c’est d’avoir débaptisé dans le 3ème arrondissement la rue du maréchal Thomas Bugeaud, cet « affreux colonisateur et guerrier féroce du 19ème siècle » comme le disent ces ignares de gauche, et de l’avoir remplacé par le nom d »Ahmed Litim, un tirailleur français d’origine algérienne inconnu qui a trouvé la mort en libérant Marseille en 1944. Dans la foulée, les nouveaux édiles ont rebaptisé une rue dans les quartiers nord du nom d’Ibrahim Ali, un Français d’origine comorienne qui a trouvé la mort par arme à feu au cours d’une rixe électorale en 1995 avec des colleurs d’affiches du FN.

Mais les symboles ne s’arrêtent pas là, la majorité municipale a accordé une subvention de 20000 euros à l’association SOS-Migrants, avec l’intention affichée de faire de Marseille un port et une ville d’asile pour ces nouveaux venus, dont elle est prête à accueillir le navire « L’Aquarius » qui les secourt en mer…Et puis, la Ville aussi a recruté dernièrement une centaine de médiateurs sociaux, parrainés par des associations islamo-gauchistes qui vont jouer le rôle des « grands frères » sur nos plages dès cet été…l’été sera chaud à Marseille !

Des mesures symboliques qui masquent la défaillance de ce nouveau pouvoir en matière d’urbanisme, de logements, de propreté et de sécurité, tous domaines qui mériteraient une politique de redressement.

Par ailleurs, cette ville si prospère jadis, connait aujourd’hui un endettement abyssal, de l’ordre de 1,540 milliards, soit à peu près la somme équivalente du budget de la commune (1,560 milliards), et il est à craindre que cette dette se creuse de plus en plus durant 5 ans. L’urbanisme qui n’était absolument pas maîtrisé par la précédente municipalité gaudiniste, connait en ce moment une expansion débridée, où le béton remplace de plus en plus les espaces verts, l’environnement paysager et naturel.

Le logement insalubre et les marchands de sommeil ont conduit à la catastrophe dont tout le monde se souvient, celui de l’effondrement de plusieurs immeubles en 2019 dans le centre-ville causant la mort de 8 personnes et provoquant le relogement précaire de près de 2.000 personnes. En ce domaine, l’avenir s’annonce sombre quand on sait qu’il reste encore 40.000 logements insalubres dans la ville.

La propreté de la ville est un problème majeur, et incommensurable, qui est dénoncé de façon récurrente par des collectifs citoyens sur les réseaux sociaux, et qui pourrait être résolu rapidement, mais cet état de fait est la conséquence d’une lutte entre la commune et la métropole qui ne s’entendent pas pour se répartir la tâche et rendre la ville attrayante, en attendant, les rats pullulent, les immondices s’entassent, et les décharges sauvages se multiplient….En fait, trois roitelets règnent sur Marseille : à la mairie, Benoît Payan qui est devenu maire par un tour de passe-passe, Martine Vassal, présidente du Département, et Renaud Muselier qui est toujours  à cette heure président du Conseil Régional, et ces potentats se disputent quotidiennement, jaloux de leurs compétences légales et territoriales, bafouant l’intérêt général, et pendant ce temps-là les marseillais souffrent.

Comme le dit si bien le proverbe africain « quand deux éléphants se battent dans la jungle, c’est le petit gibier qui souffre ».

Dans le domaine industriel et commercial, Marseille décline de plus en plus, et son Port ne travaille que grâce aux croisières et aux transports maritimes vers la Corse et le Maghreb, cédant la place à Fos sur mer qui est en expansion.

Les manufactures et autres entreprises industrielles et artisanales ferment petit à petit, accroissant le chômage qui se situe actuellement à 11,5% contre 8,5% pour la moyenne nationale.

A Marseille, il n’y a que l’OM, la pétanque et le pastis qui marchent à peu près bien, pour le reste, on ne travaille pas, on bricole ; on ne produit rien, on recycle. Pour s’en rendre compte, il suffit de se rendre le dimanche sur les vide-greniers, notamment sur celui de La Valentine qui est immense et bourré de monde…

Et pourtant, outre son patrimoine naturel et culturel, Marseille possède des joyaux dans la recherche médicale, avec l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infectiologie du professeur Didier Raoult ; avec la Comex, société spécialisée dans l’ingénierie et le monde sous-marin, de renommée mondiale ; avec Kedge et le Pôle scientifique de Luminy, sans oublier le pôle technologique de Château Gombert.

En ce qui concerne la sécurité, une des attributions les plus importantes d’un maire, surtout dans la deuxième ville de France, elle est quasiment ignorée. Cette Police Municipale marseillaise forte de 450 agents ne « travaille » que sur l’hyper-centre, c’est-à-dire les 4 arrondissements du centre, ignorant le reste, et surtout les noyaux villageois (101 à Marseille). Elle dispose toutefois d’un magnifique centre de supervision urbaine qui gère tout le réseau téléphonique d’urgence et en particulier celui de la vidéosurveillance -c’est-à-dire environ 2000 caméras, ainsi que d’un PC Radio qui gère les appels des particuliers, mais leurs appels restent vains car rares sont les interventions pour des petits délits, rixes ou malveillances…la réponse faite est toujours la même « nous manquons de voitures pour intervenir, la bonne blague ! Ces appels basculent donc fréquemment sur la SIC (salle d’information et de commandement) de la Police Nationale qui ne peut pas assumer toutes ces missions, et donc de l’aveu des marseillais « la police municipale est inexistante, invisible et ne sert à rien »…

Les autres services municipaux sont du même acabit, er le syndicat Force Ouvrière ultra-puissant en mairie, mais aussi dans les hôpitaux, fait en sorte que les employés territoriaux travaillent le moins possible à l’instar du sketch célèbre « les agents municipaux » des « Chevaliers du Fiel », duo comique réputé. La pandémie n’a pas arrangé les choses ou plutôt a fourni à ces « valeureux » agents municipaux des raisons supplémentaires de s’absenter sous couvert de ces fameuses ASA (autorisation spéciales d’absence), d’où des assistantes maternelles en moins dans les écoles primaires et maternelles (ce n’est pas grave, on ferme les écoles, environ de 40 à 80 ces dernières semaines), ou du personnel de cantine absent (ce n’est pas grave, les enfants mangent des sandwiches assis par terre dans la cour de l’école), dans les bureaux municipaux de proximité, 60 agents sur 150 sont absents pour causes diverses (ce n’est pas grave, on ferme les bureaux), la même pénurie de personnel est constatée dans les musées, les bibliothèques , les piscines pour des raisons X (ce n’est pas grave, on les ferme, et on recrute de plus en plus des vigiles privés notamment de la société ONET), quand ce ne sont pas les déchèteries et les services de ramassage des ordures gérés par la Métropole qui se mettent en grève etc, etc…n’en jetez plus, la cour est pleine.!

La cerise sur le gâteau de la municipalité « printanière« , c’est qu’elle s’est rendue incapable d’organiser légalement et correctement les dernières élections régionales et départementales du 20 juin dernier, 40 bureaux de note n’ayant commencé leurs opérations qu’à 12 heures, autant de présidents de bureaux absents, la préfecture ayant été obligée de réquisitionner des délégués spéciaux….

La toile de fond de cet univers impitoyable est l’insécurité qui se répand de plus en plus et qui touche tous les quartiers, tous les arrondissements, d’autant plus mal ressentie par les habitants, est que depuis dix ans la Police Nationale a fermé la nuit 10 commissariats sur 16, et même 11 avec celui qui a été fermé dans la commune périurbaine de Plan de Cuques. En conséquence, les patrouilles se raréfient dans les arrondissements périphériques, les BAC et autres unités ne peuvent pas à elles seules gérer toutes les interventions, et les plaignants sont souvent obligés de faire des kilomètres pour déposer plainte à partir de 18 heures….

Par ailleurs, le dépôt d’ une plainte pour un particulier devient un vrai parcours du combattant : les files d’attentes interminables dans les commissariats, les numéros d’appel qui sonnent dans le vide ou bien qui raccrochent au nez des plaignants, les pré-plaintes qui devraient s’avérer rapides  dans leur prise en compte et qui ne le sont pas….en fait à Marseille, quand on veut déposer plainte, il faut connaître quelqu’un bien placé ou un ancien policier…l’ancien patron que je suis, ayant travaillé dans cette ville durant 14 ans est dégoûté devant cet état de fait, et je ne sais plus quoi penser des collègues travaillant dans les commissariats, sont-ils débordés et en manque d’effectifs, je ne le pense pas, je crois plutôt qu’ils réagissent ainsi en vertu d’un zèle démesuré, n’ayant pas les moyens de s’exprimer autrement pour dénoncer leurs conditions de travail…..

Enfin, ce dont Marseille souffre le plus, c’est de cette partition entre le Nord et le Sud au plan démographique, du fait de l’implantation d’une population d’origine étrangère, issue pour l’essentiel du Maghreb et de l’Afrique noire. C’est là dans les arrondissements du Nord (2ème, 3ème, 13ème, 14ème, 15ème et 16ème) que prospèrent un certain nombre d’individus hors la loi, spécialisés dans tous les trafics, notamment celui des stupéfiants. Ils y font régner leur loi, celle du communautarisme, des caïds ou de la charia. Ils empêchent les habitants de ces cités qui sont à 90% des gens paisibles de vivre et de circuler tranquillement, ils contrôlent les entrées de ces quartiers, installent des check-points, parfois en « dur » : en fait ils « sont chez eux  » et ils entendent bien faire en sorte que la police les laisse (pompiers et ambulances idem) exercer sereinement leurs activités très lucratives. Pour information, la Police Nationale et la Gendarmerie Nationale ont recensé 230 point de deal dans les Bouches-du-Rhône, dont 160 points à Marseille, et 120 d’entre eux étant situés dans les quartiers Nord.

C’est une véritable économie lucrative et souterraine qui est installée et qui rapporte selon les cités, telles que La Castellane, Les Oliviers ou la Campagne Levêque, par exemple, 60.000 à 80.000 euros de chiffre d’affaires/jour, alimenté par 1.500 à 2.000 clients par jour. Des enfants de 10-12 ans sont employés comme « guetteurs » pour 100 euros pour 8 heures de travail, et des mères de famille, les « nourrices » qui gagnent 800 euros par mois. Il s’agit d’une économie et d’une organisation bien rôdée qui existe comme dans toutes les zones de non-Etat de France…

L’État et les collectivités locales, par ailleurs, depuis 50 ans, ont massivement investi pour rénover les lieux de vie, mais en vain, et des milliards ont été dépensés pour rien, car les racailles dégradent, détruisent dès le lendemain ce qui a été réparé et rénové la veille…Et l’on continue chaque année à dépenser pour ces « quartiers prioritaires », 35 sont recensés à Marseille. C’est un véritable tonneau des Danaïdes, et les Marseillais continuent à payer tout ça avec leurs impôts, enfin pas tous, seulement ceux faisant partie des 250.000 foyers fiscaux imposés, sur 520.000 foyers fiscaux recensés….

Les populations de ces quartiers sont prises dans un étau , celui d’une part, de la peur des bandes, de la peur des dealers, les jeunes filles surtout qui doivent faire très attention à leur aspect vestimentaire, et qui ont la peur au ventre; et d’un autre côté ,  l’étau de la misère sociale: 25% de la population marseillaise vit sous le seuil de pauvreté (soit 800 euros nets par mois), et dans les quartiers nord, la proportion de pauvreté est encore plus grande : 43% au Parc Kallisté dans le 15ème, et même 52% à Saint Mauront dans le 3ème , l’arrondissement le plus miséreux de France..Comment peut vivre ainsi un couple avec plusieurs enfants ? Ces familles vivent en  fait grâce aux transferts sociaux, aux allocations familiales, et puis on vit aussi grâce à l’économie souterraine, aux combines, aux trafics juteux procurés par la drogue, et aussi avec l’aide des associations grassement subventionnées par les collectivités locales.

On vit également, et surtout, grâce à la délinquance et à la criminalité, qui pour des raisons évidentes, débordent des territoires du nord pour aller piller non pas ceux du centre -ville qui sont déjà bien étrillés, mais surtout les « isolats » du Sud chers à Jean Raspail (Cf. Le Camp des Saints). Sur le plan statistique, après une recherche fastidieuse de ma part, car l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales a été supprimé (sic), il est permis de constater que pour l’année 2019, le nombre de crimes et délits constatés à Marseille est de 67.439 faits (sur tout le département du 13 : 155.948), ce qui fait de Marseille, la quatrième ville la moins sûre de France après Paris, Bobigny et Saint-Martin aux Antilles. Encore faut-il prendre ces chiffres avec des pincettes, car le chiffre noir de la délinquance, non enregistré, est important et se situe aux alentours de 10% du total.

Face à cette explosion de la criminalité, et notamment du trafic de drogue qui étend plus en plus son emprise sur la Ville, la nouvelle et fraîche émoulue Préfète de Police, Frédérique Camillieri, ayant débarqué en début d’année du cabinet du préfet Didier Lallement à Paris, a décidé d’appliquer la technique du « pilonnage » dans les cités, qui consiste à cibler à tour de rôle une cité, puis une autre, les jours suivants, en déployant massivement des effectifs , de façon inopinée, pour exercer une répression accrue et des saisies plus ou moins importantes. Mais cette technique qui parait au premier chef très spectaculaire et rassurante pour les populations s’est vite émoussée, car les trafiquants se sont vite adaptés et agissent autrement, en délocalisant leurs lieux de trafic, en généralisant les livraisons à domicile et par internet…en fait la Préfète, comme ses prédécesseurs, ne se borne qu’à assurer la présence de l’Etat Français à Marseille, enfin ce qu’il en reste.

Quant aux tribunaux, ils sont débordés par les affaires délictuelles et criminelles, et la 7ème chambre correctionnelle du TGI de Marseille ainsi que la Cour d’Assises d’Aix en Provence ont de la peine à épuiser leurs rôles entre les affaires de meurtres, d’assassinats, de vols à main armée, d’extorsion de fonds, de viols, etc….

Les condamnations prononcées par les juges n’empêchent pas les truands d’appliquer leur « propre loi pénale » , et depuis le début de l’année 2021, le nombre des règlements de comptes n’a jamais été aussi important, mettant aux prises les clans rivaux, ceux des Berrhama, Bengler et consorts.

A ce sombre tableau s’ajoutent les problèmes causés par les migrants, qui arrivent de plus en plus nombreux à Marseille, pris en charge par des associations droitsdelhommistes, ainsi que les mineurs étrangers dits « déplacés’ et qui sont pour la plupart des faux mineurs, et enfin n’oublions pas les « Roms » qui squattent de très nombreuses propriétés sur Marseille, ainsi que les Gens du Voyage qui font de même. De ce fait, les campements illégaux se multiplient partout, générant de la délinquance de la saleté supplémentaire et un manque d’hygiène patent.

Marseille souffre de la peur qui l’assaille, de la crainte des lendemains, et Marseille sombre, Marseille se meurt…

Mon excellent collègue José D’Arrigo, journaliste-écrivain, rédacteur en chef du Méridional numérique avait déjà finement analysé les phénomènes phocéens au travers de deux de ses livres : « Marseille Mafias » en 2012, puis « Faut-il quitter Marseille ? » en 2015. Aujourd’hui, les phénomènes se sont aggravés, le mal a empiré, le corps social est gangrené en son entier, et la Ville sinistrée est proche du chaos.

La population chrétienne désemparée se tourne vers la « Bonne Mère », Notre Dame de La Garde juchée sur la colline, surplombant le port, en l’implorant, et espère un sursaut, un miracle, un homme ou une femme providentiels, ignorant, pauvre sotte, que son avenir et celui de leur ville lui appartient, et que rien ne s’obtient sans une lutte acharnée, aiguillonnée par la volonté et le courage.

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » Albert Einstein.

Claude DUPONT

Claude DUPONT

Claude DUPONT

Commissaire divisionnaire honoraire