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Du moyen âge à la renaissance, les « ventrières », ces sages-femmes qui prodiguaient assistance aux accouchements, soignaient par des pharmacopées rudimentaires les maux de l’époque, étaient considérées comme des sorcières et nombre d’entre elles furent condamnées au bûcher.

Des cours royales aux masures les plus reculées, elles étaient le seul recours, souvent le seul espoir face aux risques immenses liés aux conditions d’hygiène et aux méconnaissances médicales de l’époque.

Elles payaient alors très cher leur engagement, leur souci d’aider leur prochain dans l’abnégation, car, malgré les sollicitations dont elle faisaient l’objet, au gré des conséquences, c’est leur responsabilité qui était engagée.

Un enfant mort-né car non viable, une malformation, un sexe d’enfant non souhaité, une non guérison, un effet indésirable, et la mise en accusation était systématique et se transformait en «chasse aux sorcières» !

Pour la première fois en occident on allait inventer « la procédure », intenter des procès, constituer des tribunaux, se référer aux « bulles du pape » et au droit canon, pour prouver la culpabilité et caractériser les preuves.

La Justice était née.

Aveuglée par le dogme d’une idéologie obscurantiste, de la dictature de la méconnaissance et de ses attributs de pouvoir, celles qui ne faisaient que servir, se retrouvaient accusées pour n’avoir fait que ce que leur dictait leur conscience avec les maigres moyens dont elles disposaient, et pourtant requises de le faire par leurs propres accusateurs.

Aujourd’hui, au 21ème siècle, la Police et plus particulièrement celle qui se consacre à l’investigation est dans la même situation que ces « ventrières » !

Requis pour faire la lumière, sollicités, pressés, malgré des carcans procéduraux édictés par, là encore, des dogmes idéologiques, des policiers se retrouvent au banc des accusés, leur actes mis en doute, et bientôt broyés pour n’avoir fait que ce pourquoi ils avaient été requis.

Leur hiérarchie va les abandonner, les avocats des voyous vont les mettre à terre, leurs syndicats vont se réfugier dans la compromission, et la Justice, que pourtant ils pensaient représenter, va les anéantir.

Ils pensaient représenter l’honneur, la loyauté, l’abnégation, le sens du devoir, ils vont se retrouver blessés, meurtris, salis.

Alors, aujourd’hui je m’adresse à eux.

Si j’étais à leur tête, j’offrirais la mienne en me désignant comme le seul et unique ordonnateur de la procédure, comme le seul a avoir fait rédiger sous ma dictée les procès verbaux, comme le seul à avoir recueilli et collationné les éléments aujourd’hui mis en doute, comme le seul à devoir être mis en examen excluant toute autre responsabilité et j’interdirais à quiconque de répondre à une quelconque convocation.

Je mettrais au défi chacun de ces accusateurs de me vouer au bûcher, car aujourd’hui on ne peut plus être lâche, il va falloir se battre !

Où sont le Ministre de l’intérieur, le Directeur Général de la Police Nationale, le Directeur Central de la Sécurité Publique, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de l’Essonne, le Chef de la Sûreté Départementale ?

Ils sont ailleurs !

Maurice SIGNOLET

Maurice SIGNOLET

Maurice SIGNOLET

Commissaire Divisionnaire Honoraire